L'Initiation

La revue « L’Initiation » a été fondée en octobre 1888 à l’initiative de Papus (le jeune docteur Gérard Encausse) alors âgé de vingt-trois ans. Il en sera directeur tandis que Georges Montière en sera rédacteur et Charles Barlet et Julien Lejay secrétaires de rédaction. Le greffe de la rédaction se situait 14, rue de Strasbourg et l’administration 54, rue Saint André des Arts à Paris. Cette nouvelle revue portait en sous-titre : revue philosophique indépendante des Hautes Études et elle se donnait pour vocation de traiter de théosophie, de franc-maçonnerie, de sciences occultes en général, de spiritisme, de martinisme et d’hypnotisme (sujet d’une grande importance à l’époque et à la suite des travaux du docteur Charcot dont Papus était très proche). Mais la vie sociale n’était pas oubliée car l’actualité est commentée. Sans compter le bulletin théosophique et une partie littéraire. Ce n’était pas Papus qui s’occupait de l’aspect « matériel » de la revue mais ses amis se chargeaient des opérations fastidieuses, comme le regroupement et la sélection des articles, les abonnements, les relations avec l’imprimeur, etc.

Le Groupe Indépendant d’Études Ésotériques

De fait, en créant cette revue éclectique, Papus avait le projet de prolonger les conférences qui étaient données à Paris dans le cadre du GIEE (Groupe Indépendant des Études Ésotériques), également créé par Papus, pour en faire bénéficier les personnes intéressées mais éloignées de Paris. C’est ainsi que la revue devint naturellement le support écrit du GIEE. Nombre de jeunes auteurs eurent leur place dans la revue afin d’exprimer des idées fort diverses, librement, et constituaient une élite intellectuelle.

Au sommaire du n° 1, en octobre 1888, figurent des articles sur la philosophie avec « L’Initiation » par Charles Barlet ; sur la franc maçonnerie avec « Le symbolisme » par Papus ; la physiognomie avec « La théorie des tempéraments » par Polti et Gari, « Louis-Claude de Saint-Martin » par Julien Lejay ; « La légende de l’inceste » par Joséphin Péladan ; et la poésie par Adélaïde Morin et Charles Dubourg. Voici donc la revue bien plantée. Les illustrations et la première page sont significatives.

Il est bon de préciser, avant de poursuivre, que la franc-maçonnerie faisait allusion à la Tradition égyptienne, à l’Étoile flamboyante, aux quatre Évangiles, le Vénérable Maître de sa Loge brandissant devant l’entrée l’Épée flamboyante et le rameau d’acacia ! Gérard Encausse a été refusé deux fois en maçonnerie, à la GLDF, et il devra aller chercher son initiation en Angleterre et rapporter le Rite de Memphis Misraïm en France.

Le Suprême Conseil de l’Ordre Martiniste

C’est en 1891 que Papus, entouré de onze fidèles, crée le premier Suprême Conseil de l’Ordre Martiniste (la revue en était totalement indépendante). Les noms de ces onze fidèles sont bien connus en raison du rôle éminent qu’ils ont, à divers titres, joué dans la renaissance initiatique et spirituelle de la fin du 19ème siècle, dont Papus fut le grand coordinateur, comme il en demeure à jamais l’incontestable figure de proue. Ce furent Stanislas de Guaita, Lucien Chamuel, Paul Sédir, Paul Adam, Julien Lejay, Georges Montière, Charles Barlet, Jacques Burget, Augustin Chaboseau, Maurice Barrès et Joséphin Péladan. Quand les deux derniers démissionnèrent, ils furent remplacés par Charles Haven (gendre de Monsieur Philippe) et par Victor-Émile Michelet, l’auteur des « Compagnons de la Hiérophanie » grâce à qui nous connaissons mieux les personnalités citées plus haut. Cependant, aucun d’entre eux ne prit la relève à la tête du Suprême Conseil lorsque Papus mourut en 1916, soit vingt-cinq ans après la fondation de cet Ordre. La première Loge martiniste date de 1887 où nous voyons Papus, Stanislas de Guaita et Péladan se réunir à Montmartre.

On ne peut poursuivre sur la revue elle-même sans nous attarder sur Papus qui parvint, à travers le Groupe Indépendant d’Études Ésotériques, à réunir des chercheurs, des occultistes, une véritable ruche de chercheurs. Papus en était le catalyseur et les attirait comme des abeilles. Et l’organe de cette recherche fut précisément « L’Initiation ». Ses ouvrages furent traduit en d’autres langues de par leur grand retentissement, en particulier son « Traité méthodique des sciences occultes ». Par ailleurs, il poursuivit des études de médecine, brillamment, protégé et estimé de ses maîtres. On relève le nom du Professeur Luys qui le guida sur la voie des vertus curatives de l’hypnose dans les cas d’hystérie. Sa remise de diplôme le confirma certainement dans son rôle d’initiateur.

L'Initiation, première série (1888-1912)

À ses débuts, cette publication était mensuelle et vendue sur abonnement (10 francs pour une année, à raison de 10 livraisons par an). Dès l’aurore de la revue, de nombreuses plumes de qualité mirent leur talent et leurs connaissances à son service. Outre Papus qui ne ménageait pas sa peine - comme en témoignent ses multiples activités médicales, littéraires (conférences, articles, traités) et… festives - on y croisait – déjà cités pour la plupart - Charles Barlet, Julien Lejay, Joséphin Péladan, Stanislas de Guaita, Lucien Chamuel, Paul Sédir, Paul Adam, Augustin Chaboseau, Maurice Barrès, Marc Haven, Victor-Émile Michelet, et bien d’autres qui, pour être moins connus, n’en étaient pas moins talentueux. Dans la revue, on trouvait également des échos, des recensions, des nouvelles de confrères, des informations maçonniques et sociétales et même de la poésie, ce qui, aujourd'hui, paraît impossible, puisque cette dernière est désormais tombée en déshérence et mise au rebut.

La revue poursuivit sa route avec un succès jamais démenti jusqu’en décembre 1912. Le dernier numéro contient des articles de Papus sur « Le temple égyptien et ses mystères », de Saint Yves d’Alveydre (décédé en 1909) sur « La définition de l’archéomètre », de Sédir sur « Le mysticisme ». La revue en était à sa vingt-quatrième année et à son 96ème volume…

La revue Mysteria (1913-1914)

Mais elle ne disparut pas complètement pour autant car, dès janvier 1913, paraissait la revue « Mysteria », comportant 96 pages format in octavo qui prit la relève et ressemblait à « L’initiation » comme une sœur jumelle. Papus en était toujours le directeur. Le premier numéro comportait une partie philosophique avec des articles portant sur une bibliographie du Martinisme, sur les plantes « magiques », Louis Claude de Saint Martin, l’astrologie, « Jésus et la science » par Susabo, « La colère et le pardon » par G. Wilfried S. I., « La réincarnation » par Franlac, « L’occultisme scientifique » par G. Durville, « La France chrétienne » par Émile Le Laboureur ! Les grands auteurs de l’ancienne revue ne figurent plus et les signatures se font, pour la plupart, par un nomen.

La nouvelle revue conserve la même domiciliation administrative, 15 rue Séguier, là où se dérouleront également des conférences des « Amis de Saint Yves », dont l’association avait été créée en 1910 ainsi que son rythme de parution et son tarif d’abonnement. En revanche, on y rencontrait de nouveaux auteurs (peut-être que certains anciens avaient disparu !) et on y consacrait de nombreuses pages à l’étude des œuvres de Saint-Yves d'Alveydre (décédé en 1909), et, en particulier, à celle de l’Archéomètre, son œuvre maîtresse.

Pourquoi ce changement de titre puisque on y suit la même ligne éditoriale ? Sans doute pressé par ses proches, Papus en donna une justification à demi convaincante. Il écrivit :

« Au bout de vingt-trois ans, une revue, comme un être humain vers la soixantaine, a besoin de transformations (Papus n’avait alors que quarante-sept ans,). Voilà pourquoi nous avons créé « Mysteria ». Le titre de cette revue, adapté aux idées actuelles, indique bien son nouveau caractère. Comme sa mère, « Mysteria » sera le complément de toutes les revues psychiques et sera destinée aux lecteurs déjà instruits dans ces études, aux initiés plutôt qu’aux commençants.

« Mais « Mysteria » veut, dans sa forme nouvelle, insister tout spécialement sur les arts divinatoires et, dans quelques numéros, une section spéciale sera destinée à la physiognomonie, à la chiromancie, à la graphologie et à quelques données d’astrologie et d’hermétisme. »

Cette revue rebaptisée n’aura que seize numéros. Le dernier sera consacré à l’alchimie avec Bodelot. Il sera daté de juillet 1914 et, le 28 du même mois, éclatera le Première Guerre mondiale qui mettra fin à la parution de « Mysteria », Papus étant lui-même mobilisé et envoyé au front en sa qualité de médecin.

La nouvelle série de la revue L’Initiation (1953-2012)

Or, aussi surprenant que cela paraisse, la revue ne reparaîtra que trente-neuf ans plus tard, le premier janvier 1953 grâce au propre fils de Papus, Philippe Encausse, plein de piété filiale et grand admirateur de l’œuvre de son père. La revue reparut sous son titre initial « L’Initiation ».

Quand Papus quitta ce monde le 25 octobre 1916, foudroyé par un mal qu’il avait contracté au front, son fils, Philippe, n’avait que 10 ans et l’on comprend qu’il ne pût assurer la succession éditoriale de son père. Mais, comment expliquer que, parmi les nombreux successeurs sincères ou non de Papus, aucun ne songea à faire renaître la revue après l’armistice du 11 novembre 1918 ? Certes, il y eut des problèmes de succession qui se résolurent, comme c’est souvent le cas, en scissions, chacun emportant un morceau du legs pour le faire fructifier selon ses propres vues et sa propre analyse du martinisme.

A la mort de Teder, en 1918, Jean Bricaud, promoteur à Lyon d'un martinisme plus maçonnique, et Victor Blanchard, fondateur avec Augustin Chaboseau, de l’Ordre Martiniste et Synarchique (OMS) qui émigrera en terre anglo-saxonne (Angleterre et Amérique du Nord) et donnera naissance à l’Ordre Martiniste Traditionnel (OMT) lequel, porté par l’AMORC, deviendra universel, le martinisme papusien se balkanisant.

La revue, sous-titrée « Cahiers de documentation ésotérique traditionnelle », devint l’organe de l’Ordre Martiniste de Papus, rétabli en 1952 sous la direction de Philippe Encausse qui était propriétaire du titre et qui cumula de fait les fonctions de Grand Maître de l’OM et de gérant, directeur et rédacteur en chef de la revue « L’Initiation » jusqu’en juillet 1984. Mais ceux qui l’ont connu, savent qu’il était bâti dans le roc. Les administrateurs successifs seront Georges Crépin, Georges Cochet, Denise Pageaut, Jean Breton, Jacqueline Encausse de 1987 à 1995, puis Annie Boisset de 1996 à 2004.

Dans les sommaires de cette nouvelle revue (comportant 4 numéros trimestriels et un numéro spécial de 54 pages en fin d’année), on rencontre des auteurs qui ont illustré le martinisme et la franc-maçonnerie du 20ème siècle : Robert Amadou, Robert Ambelain (Aurifer), Victor Michon (Marcus), Pierre Mariel, Antoine Faivre, Éliane Brault, Serge Caillet, entre autres, ont amplement contribué à la bonne réputation de la revue qui, en-dehors de tout esprit de chapelle, s’est ouvert à tous les courants philosophiques et ésotériques.

Les grands anciens, ceux qui participèrent à l’ancienne parution (de 1888 à 1914), trouvent également leur place, souvent posthume, dans les colonnes de la revue. Philippe Encausse tenait beaucoup à ce qu’ils ne soient jamais oubliés.

En novembre 1952, Philippe Encausse nomme Robert Ambelain Inspecteur Général de l’Ordre. Ce dernier écrit : « Philippe Encausse avait tenté de revenir à L’Initiation à l’époque de son père. La page 4 de la couverture du numéro ¾ de 1956 l’annonçait et en témoigne encore : Astrologie, Chiromancie, Théurgie, Alchimie, Gnose, Kabbale, y devaient doubler les chroniques martinistes habituelles. Il n’en fut rien. Philippe Encausse fut contré par des gens que leur ignorance telle des connaissances ésotériques infériorisait, et qui, de ce fait, y étaient fondamentalement hostiles ! »

Philippe Encausse quitta le plan terrestre (formule familière aux martinistes) le 22 juillet 1984. Il était hors de question que la revue cessât de paraître d’autant plus que Philippe, qui se savait malade et avait presque entièrement perdu la vue, avait émis quelques souhaits quant à l’avenir de sa chère revue. De ces vœux, il ressortait que la direction administrative de la revue incomberait à Michel Léger, sa direction éditoriale à Yves-Fred Boisset que Philippe tenait en grande amitié, Jacqueline Encausse, son épouse et secrétaire (la petite souris, disait-il !) conservant la gestion et le suivi des abonnements. Un peu plus tard, malade à son tour, elle demandera sa relève et cette fonction ingrate et difficile sera dévolue à Annie Boisset.

Afin d’ouvrir la revue à davantage de chercheurs et de revenir à son origine, dans le numéro 2 de 1999, L’Initiation redevient les Cahiers de Documentation Ésotérique Traditionnelle, revue du martinisme et des divers courants initiatiques. Philippe Encausse a consacré son activité à la mémoire de son père ; il multipliera les éditions des œuvres de Papus, aidé de Dangles et de Jordan (éditeur), ressuscitant le martinisme et L’Initiation.

Le 25 février 1986, Robert Ambelain écrivait à Michel Léger :

« Il est des faits que vos lecteurs et les membres de l’Ordre doivent connaître en effet : il est bon de se souvenir que notre amitié, notre affection, à Philippe Encausse et moi-même, n’a cessé de s’amplifier au cours des années, et qu’elle demeure au-delà de la mort.

« J’ai été son initiateur au Martinisme, comme je le fus pour Robert Amadou et Jules Boucher, et j’ai initié tout son Suprême Conseil en 1952 : Bernard de Maillard, Georges Crépin, Pierre Despirou, Jean Carrega, Élyane Brault, Gisèle Faivre, etc.

« C’est pourquoi, hormis la S. Maria Lorenzo, initiée je crois par son père, José de Via, à Barcelone, tous les membres de l’Ordre Martiniste actuel m’ont ainsi en leur filiation initiatique. Cela m’imposait et m’impose des devoirs, si eux trouvent bon de s’en affranchir ! »

La revue poursuivit sa carrière en dépit des crocs-en-jambe de la part de ceux qui auraient aimé se l’approprier dans le but à peine dissimulé de lui donner un autre destin. Mais, sous le patronage de la nouvelle équipe qui tint vigoureusement la barre, elle sut naviguer sereinement. Nombreux furent les nouveaux auteurs qui lui proposèrent des articles, lesquels firent l’objet d’un examen rigoureux dans l’esprit que lui avaient insufflé le fondateur de la revue, Papus en 1888, et son régénérateur, Philippe, en 1953.

En 2003, au lendemain des commémorations du deux centième anniversaire du décès de Louis-Claude de Saint-Martin, Michel Léger écrivit : « La revue L’Initiation restera dans la tradition des grandes figures du martinisme, Jacob Boëhme, le précurseur, Louis-Claude de Saint-Martin, le régulateur, et Papus, le diffuseur. Cette revue est aussi celle de la franc-maçonnerie traditionnelle avec Martinez de Pasqually, Jean-Baptiste Willermoz et Louis-Claude de Saint-Martin, du régime écossais rectifié (RER) et de toutes les obédiences françaises, et, bien sûr, elle est celle de tous les Ordres martinistes et de tous les martinistes. »

Sans jamais avoir songé à trahir l’esprit initial de la revue, ses nouveaux responsables se sont employés à la rafraîchir car on doit convenir que le lectorat avait évolué en un siècle et qu’il était nécessaire de s’adapter aux nouvelles mentalités et de proposer des articles plus en osmose avec les demandes et les attentes des abonnés d’aujourd'hui sans pour autant délaisser les anciens collaborateurs, décédés à présent, que les martinistes appellent « les maîtres passés » et dont nous respectons à jamais la mémoire.

Editions étrangères de la revue L’Initiation (Etats-Unis, Brésil, Espagne, Roumanie)

Michel Léger avait la responsabilité d’un groupe de l’Ordre martiniste de Papus dont la direction est assurée, depuis 1979, par Emilio Lorenzo. De son côté, Yves-Fred Boisset, nanti d’un bon demi-siècle de pratique maçonnique et martiniste, donnait de nombreuses conférences, aussi bien dans les loges des diverses obédiences et dans les groupes, loges et heptades martinistes qu’en face de profanes intéressés et curieux. Ces conférences, bien qu’étrangères à tout esprit de promotion commerciale, participèrent à mieux faire connaître la revue. Par ailleurs, il participa à quelques répliques de la revue en anglais à Plainsfield, Indiana, aux USA, en 2000, codirigée par Onslow Wilson ; en portugais, à Rio de Janeiro au Brésil, en 2001, codirigée par Mario Willmersdorf ; dans leurs langues nationales, à Madrid, en Espagne, en 2002, codirigée par Diego Cerrato Barragan, et en Roumanie. C’est ainsi que l’on vit son rayonnement s’amplifier et son lectorat croître année après année.

L’Initiation Traditionnelle, revue en ligne depuis 2013

En dépit de cette réussite, la revue ne naviguait pas sur un océan tranquille. L’esprit initiatique et la spiritualité sont une chose, le budget et les finances en sont une autre. Si, d’une part, il n’était pas question d’augmenter les tarifs des abonnements qui devaient rester dans une fourchette raisonnable afin de tenir compte des moyens financiers des plus modestes de nos fidèles abonnés, les frais de fabrication et d’impression de la revue ne faisaient qu’augmenter, ce qui est bien compréhensible. Le coup de grâce fut donné par la Poste. La « dame en jaune » devenait de plus en plus gourmande et mettait la gestion financière de la revue en grand péril.

En 2012, les responsables de la revue se sont réunis afin de réfléchir à une politique de sa survie car ils ne pouvaient envisager d’en arrêter définitivement la diffusion, ni même d’en suspendre momentanément la parution trimestrielle. Avec le concours avisé de Bruno Le Chaux, devenu rédacteur en chef adjoint, et très entraîné dans la manipulation de l’informatique, ils prirent la décision d’arrêter avec le dernier numéro de l’année 2012 la version papier de la revue pour adopter une version en ligne, consultable et téléchargeable gratuitement sur un site internet. Cela fut fait dès le début de l’année 2013. Faut-il ajouter que cela ne le fut pas de gaieté de cœur, mais comment faire autrement ? C’était bien la seule manière de sauver la revue.

Il convient d’ajouter que la revue « L’Initiation » est devenue, dès 2013 « L’Initiation Traditionnelle », titre déposé à l’INPI, ceci afin de prévenir les contrefaçons indélicates comme celles que nous avions connues quelques années auparavant. La revue a été dès lors placée sous le patronage du GERME (Groupe d’Études et de Réflexion sur le Martinisme et l’Ésotérisme). Ce groupe avait été fondé par Yves-Fred Boisset au début des années 2000 dans le but d’organiser des conférences publiques. Christine Tournier, autre rédacteur en chef adjoint, qui écrivit nombre d’articles dans «L ‘Initiation » et continue dans « L’Initiation Traditionnelle » a collaboré à plusieurs reprises à ces conférences. L’acronyme du nom de ce groupe n’était pas innocent, puisque le germe annonce une future éclosion, un nouveau salut (Noël), une renaissance de la loi d’Amour.

Désormais, Yves-Fred, Bruno et Christine travaillent de concert à la perpétuation de la revue. Yves-Fred peut s’appuyer sur les deux autres car, après cinquante-cinq ans d’engagement maçonnique et martiniste, et trente deux ans de responsabilité de la revue, il a bien mérité un peu de repos.

Trois rédacteurs en chef en 128 ans

Pour résumer, la revue a eu trois rédacteurs en chef :

  • Gérard Encausse, dit Papus, de 1888 à 1914 (soit 26 ans),
  • Personne, de 1915 à 1953 (soit 38 ans de sommeil pour la revue),
  • Philippe Encausse, de 1953 à 1984 (soit 31 ans),
  • Yves-Fred Boisset, depuis 1984 (soit 32 ans à ce jour).

* Directeur de la Revue

** Rédacteur en chef de la Revue

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